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jeudi 19 juin 2014

M. Hamon, généralisez les ABCD de l'égalité




Nous, associations de promotion de l’égalité femmes-hommes, association de parents d’élèves, syndicats des personnels de l’Éducation nationale, d’étudiant-es et de lycéen-nes, attendons de pied ferme l’annonce de la généralisation du dispositif des « ABCD de l’égalité », à la veille des déclarations de Benoît Hamon sur le sujet.

Nous voulons la généralisation des ABCD parce qu’ils sont efficaces ! Ils interrogent les enseignants et enseignantes sur leurs représentations et leurs pratiques. Ils questionnent les enfants sur leurs imaginaires et leurs projections, d’eux-mêmes et des autres. Et mettre en cause les stéréotypes de sexe, c’est enrayer la machine à inégalités ! Les ABCD font vivre concrètement cet idéal d'égalité, fièrement affiché sur les frontons de nos écoles publiques.

Nous voulons la généralisation des ABCD parce que le bilan des 30 ans de politiques publiques d’éducation à l’égalité est insuffisant et qu’il y a urgence à agir ! A-t-on besoin de rappeler qu’aujourd’hui encore, la majorité des femmes est cantonnée dans moins de 15% des filières professionnelles ? Que malgré leur fort taux de réussite scolaire, les femmes gagnent encore 27% de moins que les hommes ? A quoi bon inciter les lycéennes à s’orienter vers des filières d’ingénieur si les stéréotypes de sexe ne sont pas déconstruits ? N'est-ce pas le rôle de l'école ?

UN MONDE SANS DISCRIMINATION SEXISTE

Nous voulons la généralisation des ABCD parce que nous attendons depuis trop longtemps une légitimité institutionnelle et perdons patience ! Nous portons tant bien que mal et à bout de bras l’égalité depuis des décennies. Chacun à notre niveau, nous organisons des journées de l’égalité par-ci, des réunions de sensibilisation par là. Sans moyen humain ou financier à hauteur de cet enjeu. Portés par notre volonté de construire un monde sans discrimination sexiste. Nous avons aujourd’hui besoin d’un appui, de poser les fondamentaux qui nous permettent de poursuivre notre action.

Nous voulons la généralisation des ABCD parce que renoncer aux engagements est désastreux pour la démocratie et qu’il en va du bien-être des enfants. Votre volonté affichée de faire de l’égalité un marqueur identitaire de votre politique a soulevé l’espoir de voir se concrétiser le projet de progrès qui nous rassemble : faire grandir cette société égalitaire. Cette volonté pourrait donc être tuée par le lobbying de quelques organisations réactionnaires, dont le projet ne trouve aucune convergence avec celui que vous nous aviez promis de défendre ?

Nous voulons la généralisation des ABCD parce que ce dispositif est innovant. Il est salutaire. Et il a fait ses preuves sur le terrain. Il sera complémentaire des efforts à poursuivre sur la formation initiale et continue des enseignant-e-s et sur les programmes. Car pour changer d’échelle enfin, il faut des temps dédiés au sujet, des outils dédiés, un accompagnement des enseignant-e-s dédié, et un véritable portage politique ! C’est en articulant une action transversale – programme et formation des enseignants - et spécifique – dispositifs dédiés en classe - que l’égalité progressera.

M. Hollande, M. Valls, M. Hamon, Mme Vallaud-Belkacem, vous allez prochainement décider du sort qui sera réservé à ce dispositif de l'égalité. Nous comptons sur vous pour poursuivre la politique d'éducation à l’égalité, la déployer à l'ensemble du territoire, et l’inscrire dans la durée. Cette politique passe notamment par la généralisation des ABCD.

Premiers signataires
Associations
Osez le féminisme !, Collectif éducation contre les LGBTphobies en milieu scolaire et universitaire (regroupant FCPE, Fep-CFDT, Ferc-CGT, FSU, Sgen-CFDT, Sud éducation, UNEF, FIDL, UNL), InterLGBT , ARGEF (Association de Recherche pour le Genre en Education et Formation), ANEF (Association nationale des études féministes), Femmes Ingénieurs, Femmes & Sciences, Femmes et mathématiques, Institut Emilie du Châtelet pour le développement et la diffusion des études sur les femmes, le sexe et le genre, Collectif « Genre, recherche, éducation », équipe genre & éducation, ESPé UT2, Centre EPS et Société, Les Féministes en Mouvement,Association FIT, une femme, un toit, l’Assemblée des femmes , Fédération Nationale Solidarité Femmes, Réussir l'égalité femmes-hommes, Le Planning Familial (MFPF), Association Du côté des Femmes, Les Enfants d’Arc en Ciel – l’asso, Centre LGBT Paris-Île-De-France, le Long Yang Club - Paris,

Chercheur-se-s, enseignant-e-s et personnalités
Salle Murielle Maîtresse de conférences en histoire contemporaine (Université Claude Bernard Lyon 1 – ESPE de Lyon), Responsable de la mise en œuvre de l’ABCD de l’Egalité dans l’Académie du Rhône ; Vouillot Françoise Maîtresse de conférences en psychologie de l'orientation, Membre du Haut Conseil à l'Egalité entre les femmes et les hommes, Vidal Catherine neurobiologiste, directrice de recherche à l'Institut Pasteur ; Mercader Patricia Professeur de psychologie sociale, Chargée de mission Egalité Femmes-Hommes, Université Lumière-Lyon 2 ; Favre Cécile Maîtresse de conférences en informatique à l'université Lyon 2. Responsable locale des Masters EGALES et EGALITES ; Zancarini-Fournel Michelle PR émérite histoire des femmes et du genre,universite Lyon1,Comité de rédaction de CLIO FGH ; Mennesson Christine Sociologue, Directrice du laboratoire PRISSMH-SOI, Vice-présidente à l'Egalité Active, Université Paul Sabatier Toulouse III ; Molinier Pascale Professeure de psychologie sociale, Directrice de l'UTRPP Université Paris 13, Sorbonne Paris Cité ; Lapeyre Nathalie Université Toulouse Jean Jaurès MCF sociologie du genre ; Declercq Christelle Vice-presidente Ressources humaines et relations sociales Université de Reims Champagne-Ardenne ; Collet Isabelle Maître d'enseignement et de recherche, Groupe Relations Interculturelles et Formation des Enseignants – Genre et Education (Grife-ge), Université de Genève ; Pezeu Geneviève Formatrice égalité femmes/hommes et citoyenneté, Coordinatrice de recherche ; Gosset Stéphanie doctorante à l'Université de Tours, psychologue sociale ; Ottogalli Cécile historienne du sport, Université de Lyon1 ; Boehringer Sandra historienne, Université de Strasbourg ; LECHENET Annie MCF à l'Université Lyon 1 - ESPE, membre du groupe GEM (Genre Egalité Mixité) de l'ESPE de Lyon, et co-responsable de la recherche ANR "Pratiques genrées et violences entre pairs : les enjeux socio-éducatifs e la mixité au quotidien dans les établissements scolaires" ; Tain Laurence MCF socio Lyon2, Marie Cervetti, Directrice de l'association FIT, une femme, un toit , Membre du Haut Conseil à l'égalité entre les femmes et les hommes, Françoise Brié Porte Parole FNSF, Bastide Karine enseignante, Bertrand Karine professeure de lettres-histoire en lycée professionnel, Blanchard Valérie Enseignante, Dorvaux Karine professeure des écoles , Bourdier-Porhel, Isabelle professeurs d'histoire-geographie, Chignier Marianne enseignante en maternelle dans l'Yonne, Brodziak Sylvie enseigante-chercheure ; Chaperon Sylvie Professeure d’histoire contemporaine du genre, Université de Toulouse Jean Jaures, Morenas Stella Enseignante

Les signatures restent ouvertes, si vous souhaitez ajouter la vôtre, merci de compléter ce formulairehttps://docs.google.com/forms/d/1MoDX3uW2CRBwYbepD-uVmNM9L9lNRNqKXJo6mbO...

samedi 17 mai 2014

Journée internationale de lutte contre l'homophobie, la lesbophobie et la transphobie

Le 17 mai a lieu la journée internationale de lutte contre l'homophobie, la lesbophobie et la transphobie. A cette occasion, Osez le féminisme ! rappelle qu'il est plus que jamais nécessaire d'organiser la riposte face aux mouvements réactionnaires qui, au croisement d'idéologies misogynes et homo/lesbophobes, défendent le maintien du système hétéro-normé de la domination masculine.

Si le vote de la loi Taubira sur le mariage pour toutes et tous est une belle avancée, la marche vers plus de droits pour les personnes homosexuelles semblent être au point mort depuis. Les nombreuses reculades du gouvernement sur la question de l'ouverture de la PMA aux couples de lesbiennes et aux femmes célibataires en attestent.

« L’apaisement » voulu par le gouvernement constitue en fait une véritable défaite qui légitime la mobilisation et le discours des mouvements réactionnaires qui sévissent dans notre pays, diffusent des appels à la ségrégation, à la haine et à la violence.

Parallèlement, une recrudescence des actes LGBT-phobes ont été recensés : le rapport de SOS homophobie pointe une hausse spectaculaire des actes homophobes avec 80% de témoignages en plus par rapport à l’année 2012

Le seul chemin possible pour lutter contre ces dangereux obscurantismes est une action politique volontariste en faveur de l’égalité des droits - et en particulier de la PMA- conjugué à des mesures éducatives. Aussi, nous demandons la relance immédiate du plan de lutte contre les discriminations en raison de l’orientation sexuelle et de l’identité de genre, ainsi que la poursuite de la généralisation de l'ABCD de l’égalité.

lundi 3 février 2014

Bilan du rassemblement pour le droit à l’avortement du samedi 1er février

Samedi 1er février, une mobilisation européenne de soutien aux femmes espagnoles a eu lieu. A Lille, Osez le Féminisme ! 59, le planning Familial NPdC, le CRSH, la LGP Lille, Femmes Solidaires Nord, Chez Violette, APGL Grand Nord, les Flamands Roses et la CFDT NPDC  se sont mobilisés dès 14h, place Richebé. Au total, nous étions plus de 200 participant-e-s pour soutenir les femmes espagnoles mais aussi rappeler que le droit à l’avortement en France ne doit pas être remis en cause.


Ce rendez-vous a été l’occasion de redonner du sens aux débats actuels par :   
  • la lecture de témoignages de femmes ayant vécu un avortement avant et après la loi Veil en France. Un point commun entre toutes ces histoires : un avortement est toujours un choix difficile à faire car non, l’avortement de confort n’existe pas.
Ce temps a été un véritable moment de partage et d'émotion également, grâce notamment à la prise de parole spontanée d'une femme venue nous raconter son histoire.




  • la dénonciation des méthodes pratiquées lorsque l’avortement devient clandestin avec un tas de cintres symbolique auquel chacun-e a pu participer. Beaucoup de personnes ont été interpellées par ces cintres et n’avaient pas conscience de ces méthodes. Quand l’avortement devient clandestin, il ne disparaît pas mais il est alors pratiqué dans des conditions mettant en péril la vie de ces femmes.


Nous avons aussi pu rappeler que :
  • 40% des femmes en France ont recours au moins une fois dans leur vie à une IVG
  • 47 000 femmes dans le monde meurent chaque année des suites d’un avortement clandestin
  • 5 millions de femmes dans le monde sont hospitalisées chaque année suite à un avortement
  • 60% de la population mondiale vit dans un pays interdisant l’IVG ou le restreignant fortement

Refuser le droit d’avorter aux femmes, c’est mettre leur vie en danger !
Aujourd’hui, nous continuons donc à nous battre pour que le projet de loi espagnol ne passe pas. En remettant en cause le droit à l’avortement, le gouvernement conservateur de Mariano Rajoy met en danger la vie de millions de femmes. Les plus aisées d’entre elles iront se faire avorter à l’étranger tandis que les autres se tourneront vers des moyens plus ancestraux (cintres, aiguilles à tricoter, eau de javel injectée dans l’utérus, etc.). Nous sommes scandalisé-e-s par ce possible recul du droit des femmes espagnoles.
En France,  nous restons aussi vigilant-e-s au vu des réactions des partis de droite et d’extrême droite. Dans le cadre du projet de loi sur l’égalité femmes-hommes, une dizaine de députés UMP ont été jusqu’à déposer un amendement au projet de loi visant au déremboursement total de l’avortement. Nous le rappelons, l’avortement est un droit fondamental des femmes auquel chacune doit avoir accès, sans justification ni condition de ressources.
Le droit de disposer de son corps n’est pas négociable, il doit être sanctuarisé à l’échelle européenne !


 

 
   

lundi 20 janvier 2014

Manifestation de soutien aux femmes espagnoles

Voici quelques images de la manifestation du samedi  18 janvier devant l'opéra à Lille. Osez le féminisme 59 ! y était ! Elle a rassemblé 300 personnes selon le Planning Familial. >>> REGARDER LE DIAPORAMA


Lire aussi un article du Huffington Post sur le droit à l'avortement en Europe  : CARTE. Avortement en Europe: les restrictions en Espagne et ailleurs font craindre pour les droits des femmes


VOUS AUSSI, PARTICIPEZ A LA MOBILISATION !

Des femmes et des hommes se prennent en photo avec un cintre et/ou des aiguilles à tricoter portant l'inscription "Nunca màs" ("Plus jamais" en espagnol), en référence à des méthodes utilisées dans les pays dans lesquels l'avortement est illégal (ou restreint) ou l'était, comme en France avant la loi Veil. Si vous souhaitez vous associer à cette mobilisation "virtuelle", nous serions heureuses de recevoir votre photo à l'adresse suivante mybodycampaign@gmail.com





#AlertaFeminista : la droite réactionnaire espagnole 

supprime le droit à l’avortement !

Communiqué de presse, 20 décembre 2013
En Espagne, le Conseil des ministres a approuvé ce vendredi 20 décembre le pré-projet de réforme de la loi sur l’avortement qui vise à annuler le droit à l’avortement. Le Parti Populaire, au gouvernement, dispose de la majorité absolue à l’Assemblée Nationale, ce qui ne fait nul doute sur l’issue de ce projet de loi.
Nous sommes bouleversées par ce recul des droits des femmes vivant en Espagne, pays limitrophe, membre de l’Union Européenne.
Suivant le vote de la loi au parlement, la grossesse ne pourra être interrompue volontairement que dans deux cas : viol ou risque pour la santé physique ou psychologique de la femme. C’est une suppression pure et simple du droit à l’avortement libre et sur pour toutes, tel qu’il existait depuis 2010 en Espagne.
Refuser le droit à l’avortement aux femmes d’Espagne c’est leur nier le droit de choisir, d’être des personnes entièrement libres de leur corps. C’est les soumettre à des grossesses non désirées. C’est les amputer d’une partie fondamentale de leurs droits.
Osez le féminisme ! rappelle que ce type de loi réactionnaire ne réduit pas le nombre d’avortements. Refuser le droit d’avorter aux femmes d’Espagne aura un double effet : les femmes qui ont les moyens d’avorter à l’étranger pourront trouver des hôpitaux surs, celles qui n’ont pas les moyens utiliseront des techniques dangereuses voire mortelles.
Ces reculs sont alimentés par un climat réactionnaire généralisé en Europe. Il y a quelques jours, le rapport Estrela « Rapport sur la santé et les droits sexuels et génésiques » a été rejeté à 7 voix près par les député-e-s européen-e-s, ce qui réaffirme la souveraineté des Etats membres en la matière. Cette absence de positionnement progressiste de l'UE et cette grave menace de recul en Espagne nous rappellent que le droit à l'avortement reste un combat de tous les jours. C'est pourquoi nous appelons tou-te-s les citoyen-ne-s à rester mobilisé-e-s et à manifester leur solidarité avec les femmes d’Espagne par tous les moyens possibles.
Osez Le Féminisme soutient pleinement les actions menées aujourd’hui et demain par les féministes espagnoles et se joindra aux manifestations prévues avant le vote de la loi au parlement.
Lire la tribune d'Anne-Cécile Mailfert, Porte Parole d'Osez le féminisme !


Le site de la campagne My Body is Mine

mercredi 27 novembre 2013

Non, les victimes de la prostitution ne sont pas les riverain-e-s !

Un article de Métronews publié dans le journal du 15 novembre 2013 à propos de la prostitution de rue à La Madeleine relate des propos du maire de la commune. Ceux-ci nous ont choqué. Voici la lettre que nous lui adressons. 

Monsieur Le Maire,

Osez Le Féminisme ! 59 tenait à s’indigner publiquement et officiellement de vos propos qui ont été relayés dans l’article « La Madeleine fait face à la prostitution » paru dans le journal Métro du 15/11/2013.

Vous y expliquez que La Madeleine est témoin de l’arrivée de personnes en situation de prostitution, des « jeunes filles d'origine rom, dont certaines sont mineures, et qui sont exploitées par des souteneurs sans scrupule », avant de conclure par la phrase suivante : « les vraies victimes, ce sont les riverains ».

En tant que membres d’une association citoyenne et féministe qui est alertée sur la violence machiste qu’engendre la prostitution et travaille avec des associations accompagnant ces femmes sur le terrain, nous avons été profondément choqué-e-s par ce discours. Le gouffre est immense entre la gravité des situations rencontrées par les riverain-e-s et ces femmes que vous identifiez vous-même comme victimes de la traite. La phrase traduit au mieux un manque de connaissance de cette question et au pire un discours démagogue et inquiétant  de la part d’un élu de la République. Dans tous les cas, votre parole stigmatise ces femmes étant vues comme des “coupables”, alors qu'elles sont avant tout des victimes.

Les violences subies par les personnes en situation de prostitution sont majeures. Pour ne vous lister que quelques faits, nous vous rappelons que :
  • les personnes en situation de prostitution subissent des violences physiques intenses et répétées dans le cadre de cette pratique, et développent pour la plupart des syndromes post traumatiques similaires à ceux des victimes de guerre.
  • une personne en situation de prostitution a 120 fois plus de risque de mourir d’une mort violente que toute autre personne
  • comme vous l’évoquiez, ce sont des réseaux mafieux et illégaux qui prostituent principalement ces femmes, quitte à les dresser dans des camps de viols sordides, en France, et même dans la métropole lilloise.
Bien que gravissime, la situation de ces femmes est très peu relayée dans les médias. Avec votre phrase « les vraies victimes, ce sont les riverains  », vous contribuez à l’invisibilisation de la violence faites à ces femmes, et vous leur ôtez le statut de victimes essentielles du système prostitueur. Ce comportement n’est pas acceptable de la part d’un élu de la République.

Espérant que vos propos aient été avant tout maladroits, nous vous demandons de publier un communiqué pour présenter vos excuses officielles pour ce discours en décalage complet avec la détresse rencontrée par les victimes de la prostitution. Enfin, nous ne pouvons que vous conseiller de vous rapprocher des associations locales ayant une expertise sur la question pour mieux prendre la mesure de cette problématique. Nous nous tenons à votre disposition pour vous transmettre leurs coordonnées ainsi que pour échanger avec vous sur la question de la prostitution.

Cordialement,


Osez Le Féminisme! 59

jeudi 23 mai 2013

Osez le féminisme ! pour en finir avec la haine à l'égard des personnes Lesbiennes Gay Bi et Trans (LGBT) !

Communiqué de Presse - 17 mai 2013
Osez le féminisme ! s'est réjouie le 23 avril du fait que les personnes de même sexe puissent enfin accéder au droit au mariage et à l’adoption, après un (trop) long débat qui a mis en lumière des mouvements réactionnaires contre l’égalité des droits, valeur pourtant fondatrice de notre société.
Cependant, en cette Journée mondiale contre l'homophobie, Osez le féminisme ! dénonce les discriminations à l'égard des personnes LGBT qui se sont multipliées ces derniers mois, particulièrement les violences spécifiques à l'encontre des lesbiennes, trop souvent oubliées et invisibilisées. Le rapport de SOS Homophobie sur la lesbophobie, paru en 2012, a noté une augmentation de 22% des violences lesbophobes (insultes, harcèlement, menaces, agressions verbales ou physiques) par rapport à 2010, notamment dans l'espace public. En effet, la sexualité entre femmes est souvent niée, moquée et considérée comme une sous-sexualité, dans un modèle dominant hétérosexuel et patriarcal omniprésent reposant sur une supposée complémentarité femmes-hommes vue comme naturelle et immuable.
La lesbophobie, c’est la conjugaison du sexisme et de l’homophobie ciblant les lesbiennes, réelles ou supposées. La lesbophobie pèse sur l'ensemble des femmes puisqu’elle constitue un rappel à la règle patriarcale qui enjoint aux femmes de se conformer aux stéréotypes de la féminité.
Vous trouverez ci-jointe une affiche réalisée par Arc-en-ciel Toulouse, SOS Homophobie Midi-Pyrénées et Osez le féminisme 31, montrant l'invisibilité des lesbiennes dans notre société, avec Marie, une femme qui arrache avec énergie les étiquettes qui lui collent à la peau : « Allumeuse, camionneuse, mal baisée, anormale, bizarre » et qui tente de s'affranchir de tous ces clichés.
Nous demandons à ce que :
- des 
enquêtes nationales soient régulièrement effectuées sur la lesbophobie
- d'intégrer le terme de
lesbophobie dans le dictionnaire car une violence doit être nommée pour être combattue
- et enfin de développer des actions de
prévention en matière de santé sexuelle en direction des lesbiennes.
Osez le féminisme ! se montrera vigilante pour que la PMA pour les couples lesbiens et les femmes célibataires, ainsi que la filiation sociale hors mariage, figurent dans le projet de loi sur la famille annoncée par le gouvernement dans les mois qui viennent. Osez le féminisme ! sera présente au « Concert pour tou-te-s » pour l’Egalité des droits, mardi 21 mai à Paris, à l'initiative de l'Inter LGBT, collectif dont OLF fait partie.





jeudi 7 mars 2013

8 mars : 1 an après l’interpellation du candidat François Hollande, où en sont les droits des femmes ?

Bien qu'unique journée sur 365 jours dans l'année, le 8 mars est un moment de mobilisation mondiale : l'occasion de dresser le bilan des avancées et des reculs en matière de droits des femmes. Une journée encore nécessaire pour rappeler qu'en 2013, à l'échelle de la France et du monde, les femmes ne sont pas encore traitées comme les égales des hommes.
Ce 8 mars 2013 est aussi l’occasion de faire le point sur la politique du gouvernement Ayrault en matière de droits des femmes. A ce titre, il est incontestable que la création d’un ministère des droits des femmes, engagement tenu de François Hollande, a mis un coup d’accélérateur pour améliorer le droit, faire reculer les stéréotypes sexistes et changer les mentalités : loi sur le harcèlement sexuel, convention pour l’égalité à l’école, charte dans l’enseignement supérieur, recommandations sur la représentation des femmes dans la culture et les médias, comité interministériel pour les droits des femmes ou encore, création d’un Haut-Conseil à l’égalité.
Pour autant, dix mois après son arrivée au pouvoir, le gouvernement ne semble pas encore avoir pris la mesure des investissements que requièrent les droits des femmes. François Hollande Président, pas un seul des plus de 100 centres IVG fermés ces dix dernières années n’a ré-ouvert. François Hollande Président, les centaines de milliers de places d’accueil de la petite enfance tant attendues tardent à être mises en chantier. François Hollande Président, des milliers de femmes victimes de violences ne peuvent toujours pas bénéficier d’un hébergement adapté à leurs besoins. Entre autres.
Aussi, pour 2013 et la suite du mandat de François Hollande, nous attendons du gouvernement ces investissements nécessaires, concrets, chiffrés et durables pour les droits des femmes, ainsi que l’adoption d’une loi d’abolition du système prostitueur. Aussi, nous resterons mobilisé-e-s contre les plans d’austérité dont les femmes sont les premières victimes.
Se mobiliser le 8 mars, c'est donc rappeler aux pouvoirs publics l'extrême urgence qu'il y a à agir ! Les inégalités femmes-hommes ne sont pas une fatalité, et leur disparition requiert une volonté politique forte !


A l'occasion de la journée internationale des femmes, à Lille, le collectif du 8 mars organise un évènement le samedi 9 mars, rejoignez-nous pour une marche festive, des stands d'associations, un débat, des spectacles avec la Cie des Dissolvantes et Thomas Suel, et venez participer à la scène ouverte ! 

mardi 19 février 2013

Faut-il qu’on s’accroche à une grue pour être entendu-e-s ?

Communiqué de presse - lundi 18 février 2013

Suite à l’action spectaculaire et médiatique de deux hommes perchés sur une grue, le Premier Ministre a demandé à la Garde des Sceaux et à la Ministre déléguée à la famille de recevoir l’association « SOS Papa » qui soutient ces deux individus. Osez le féminisme ! est abasourdie par l’audience qui leur est ainsi accordée.

Osez le féminisme ! tient à dénoncer les idées nauséabondes qui se cachent derrière leur « lutte » pour les droits des pères. « SOS Papa » est une association réactionnaire, lesbophobe et antiféministe qui fustige le mariage pour toutes et tous en parlant d’un « lobby lesbio-féministe »; ou invoque Louis XIV pour dénoncer le fait que le Président de la république vive en concubinage avec sa « maîtresse » (http://www.sos-­papa.net/pages/actualite/actualite039.htm).
Ces mouvements répandent un discours de haine à l’encontre des femmes.

Alors que le Premier Ministre moquait le « un fait divers, une loi » de Nicolas Sarkozy, nous ne comprenons pas pourquoi il fait de ces deux cas individuels un enjeu de politique publique.

Si l’on regarde les chiffres, la situation de ces deux pères n’est absolument pas représentative de la situation des pères divorcés. Dans seulement 2% des cas, l'autorité parentale exclusive est attribuée par le juge à l'un des deux parents. Et s’il est vrai que dans 71% des cas, la résidence principale est accordée à la mère, seuls 20% des pères la demandent. En tant qu'association féministe, nous défendons la coparentalité, le partage équitable des responsabilités familiales, le droit pour chaque parent de s'impliquer dans l'éducation de son enfant, sauf... en cas de violences conjugales, sexuelles ou de maltraitance de l'enfant où la justice doit statuer.

Recevoir cette association au nom d’un soi-­disant principe d’égalité entre femmes et hommes est un véritable affront aux associations féministes qui se battent quotidiennement contre les inégalités femmes-­hommes. Nous avons donc demandé à être également reçu-­e-­s par les ministres Mmes Bertinotti et Taubira, en espérant ne pas avoir à nous accrocher à une grue pour être entendu-­e-­s.

Contact presse
Claire Serre-­Combe

dimanche 30 décembre 2012

VIOL COLLECTIF EN INDE : la lutte pour l'égalité ne connaît pas de frontières !


Communiqué de presse - Dimanche 30 décembre 2012 


Osez le féminisme ! souhaite témoigner de sa tristesse et de sa colère après le viol collectif d’une Indienne dans un bus de New Delhi le 16 décembre dernier et son décès survenu vendredi. Ce crime a suscité une vague de protestation sans précédent de la population indienne dont les médias locaux et internationaux se sont largement fait l’écho. Cette mobilisation spontanée peut étonner tant les violences faites aux femmes – dont le viol – sont légion dans le monde sans pour autant générer toujours de réactions d’une telle ampleur.

Une femme sur cinq en moyenne dans le monde sera victime d’un viol ou d’une tentative de viol au cours de sa vie. En Inde, 90% des crimes violents enregistrés en 2011 avaient une femme pour victime. En France, ce sont plus de 75 000 femmes adultes qui sont violées chaque année.

Les violences faites aux femmes sont le bras armé d’un système de domination masculine qui ne connaît pas de frontières. La perspective de construire l’égalité entre les femmes et les hommes anime les féministes du monde entier et constitue le socle de l’engagement commun qui nous rassemble par-delà les langues, cultures et frontières.

Osez le féminisme ! affirme son soutien aux associations féministes et à tou-te-s les citoyen-ne-s indien-ne-s aujourd’hui mobilisé-e-s non pas contre un simple « fait divers » mais contre ce qui constitue, dans tous les pays, un véritable phénomène de société.

Osez Le Féminisme ! attend de l'ONU des engagements concrets contre les violences faites aux femmes, en particulier lors de la Commission annuelle de l'ONU sur le statut des femmes en mars 2013, dont le thème portera sur ce sujet précis. Nous exigeons que le gouvernement français soit mobilisé à cette occasion pour que cette rencontre internationale débouche sur des actes forts, des politiques ambitieuses et des annonces chiffrées dans le monde entier. 

Osez le féminisme ! invite tou-te-s les citoyen-ne-s à participer à la journée mondiale V-day le 14 février 2013 pour mettre fin aux violences envers les filles et les femmes.

http://www.vday.org/home



GANG-RAPE IN INDIA: THE STRUGGLE FOR EQUALITY KNOWS NO BORDERS!

Osez Le Féminisme! (Dare Feminism) expresses its sadness and anger following the death of an Indian woman victim of gang-rape on a New Delhi bus on December 16th. This crime sparked a wave of unprecedented protests in India, in turn widely echoed by local and international media. This unprompted mobilization may come as a surprise bearing in mind that acts of violence against women - including rapes - are legion in the world without ever triggering such reactions.

One in five women in the world risks becoming a victim of rape or attempted rape in her lifetime. In India, 90 % of violent crimes reported in 2011 were perpetrated on women. In France, more than 75 000 women are raped every year.

Violence against women is the vector of male domination the world over. The prospect of building equality between men and women guides feminists around the world and constitutes the basis of a common commitment that unites us across languages, cultures and borders. Osez Le Féminisme! asserts its support to feminist organizations and to every Indian citizen mobilized today: rape is not a current affairs item, but a real a social phenomenon which needs to be tackled in all countries.

Osez Le Féminisme! demands that the UN commits itself strongly on the issue of violence against women, particularly so as the annual UN Commission on the Status of Women in March 2013 will focus on this issue. We urge the French government to make sure that this international summit leads to strong actions, to ambitious policies and financial commitments.

Osez Le Féminisme! invites all citizens to take part in the World V-day on February 14th, 2013 to put an end to violence against girls and women.


mardi 13 novembre 2012

Pour un service public de la petite enfance !



Osez le féminisme ! lance aujourd’hui sa nouvelle campagne

Aujourd'hui seuls 10% des enfants de moins de trois ans ont une place en crèche. 63% d’entre eux sont gardés par un de leurs parents – presque toujours par leur mère.

Cette situation n’est pas anodine. Elle a de grandes conséquences sur la vie professionnelle des femmes. Faute de solutions, la naissance d’un enfant amène les femmes à interrompre ou à réduire leur activité professionnelle. 40% des femmes voient leur situation professionnelle modifiée à l'arrivée d'un enfant, contre 6% des hommes. Ce peut être un choix, mais ça ne l'est pas toujours. En effet, cette contrainte pèse majoritairement sur la carrière de toutes les femmes : les employeurs pensent souvent que les femmes sont moins disponibles ou qu’elles préfèrent un temps partiel. Cela explique en partie la persistance de inégalités salariales entres les femmes et les hommes qui ont des répercussions également sur les retraites.

Cette situation doit changer !
L’enjeu est bien de faciliter le retour à l’emploi des femmes qui le souhaitent et de garantir ainsi leur autonomie financière et sociale. C’est aussi de faire de l’égalité professionnelle entre les femmes et les hommes une réalité. 
Pour cela, chaque parent qui souhaite faire garder son enfant doit trouver une place d’accueil, accessible financièrement et géographiquement. La mise en place d’un véritable service public de la petite enfance doit devenir la priorité des pouvoirs publics.

Osez le féminisme ! lance aujourd’hui sa nouvelle campagne, intitulée « Qui va garder les enfants ? ». Cette campagne interpelle les pouvoirs publics et leur rappelle leurs responsabilités.

Osez le féminisme ! détaille les contours que devra prendre le service public de la petite enfance :
- Il devra proposer un nombre suffisant de places d’accueil accessible financièrement. Nous demandons la création de 500.000 places dans le secteur public ou à but non lucratif.
- Il devra proposer un accueil de qualité. Nous demandons l’abrogation du décret Morano qui a artificiellement fait gonfler le nombre de places d’accueil au détriment de l’encadrement.
- Il devra être accessible géographiquement. Nous demandons la mise en place de schémas locaux de développement des services d’accueil de la petite enfance.

A l’occasion du lancement de cette campagne, Osez le féminisme ! s’adresse aux maires via une tribune publiée aujourd’hui dans Médiapart.

Le site www.quivagarderlesenfants.fr a été spécialement créé pour cette campagne. Les internautes y trouveront toutes les analyses nécessaires et de nombreux outils militants.

Osez le féminisme ! organisera des actions de terrain dans les semaines qui viennent pour interpeller les pouvoirs publics, et plus particulièrement les maires.




samedi 10 novembre 2012

Le scandale du rapport Jospin : la partie comportant les recommandations pour la parité se serait-elle perdue ?

Communiqué de presse
Vendredi 5 novembre 2012
Osez le féminisme ! estime que les recommandations de la « Commission Jospin », en ce qui concerne la parité, sont scandaleusement insignifiantes.
Aucune des propositions ne permettra de faire de la parité une réalité :
- La proportionnelle aux législatives est réduite à une dose homéopathique et ne garantira tout au plus qu'un maigre 5% de femmes à l’Assemblée Nationale,
- Les subventions aux partis politiques qui ne respectent pas la parité ne seront pas supprimées mais seulement limitées,
- Le cumul des mandats ne concerne que les mandats exécutifs locaux et n’est pas étendu au cumul dans le temps (limitation des mandats consécutifs).
Ces recommandations sont extrêmement décevantes.
- Le cumul des mandats - y compris dans le temps - et les scrutins uninominaux, favorisent la monopolisation du pouvoir par ceux qui le possèdent déjà : les hommes.
- Ce n’est pas l’incitation, ni même la sanction, mais bien l’obligation qui permet d’arriver à la parité. Seule la suppression totale des subventions publiques aux partis qui ne respectent pas la parité permettra de mettre un coup d’arrêt à la légèreté avec laquelle les partis traitent cette question.
Osez Le Féminisme ! rappelle que la parité est une exigence démocratique et un principe inscrit dans notre Constitution. Faire de la parité une réalité est donc une nécessité. Non pas parce que les femmes auraient une « autre façon de faire de la politique » mais bien parce que l’absence ou la faible présence des femmes dans l’espace politique est représentative de l’inégal accès des femmes et des hommes aux responsabilités et d’un cantonnement encore trop fréquent des femmes à la sphère privée.
Osez le Féminisme ! exige du Président de la République qu’il fasse de la parité la priorité des modifications constitutionnelles et législatives à venir. Pour cela, il doit tenir ses engagements de campagne, tels que la suppression totale des subventions aux partis qui ne respecteraient pas la parité, et aller bien au-delà des tièdes propositions de la Commission Jospin.
Sinon, la rénovation politique restera, une fois encore, lettre morte.

jeudi 11 octobre 2012

CP - Verdict de Créteil : permis de violer ?

Le verdict du procès des viols collectifs rendu hier soir de la cour d’assise du Tribunal de Grande Instance de Créteil nous scandalise. Hier soir, la lutte contre les violences faites aux femmes que les associations féministes mènent au quotidien a reculé.
Ce verdict envoie un message catastrophique à l’ensemble de notre société. Aux victimes de viol : porter plainte ne sert à rien ! Aux violeurs : il est permis de violer ! Il fait écho aux scandaleux dysfonctionnements de l'institution judiciaire dans ce dossier : instruction bâclée, absence de soutien et non protection des victimes. L’enfer que vivent les plaignantes depuis 10 ans est inacceptable.
Le procès dans son ensemble est malheureusement à l’image du traitement judiciaire habituel des violences faites aux femmes et plus particulièrement des violences sexuelles. Notre société doit se donne les moyens de protéger les rares femmes qui osent porter plainte pour viol.
Osez le féminisme ! rappelle que seules 10% des femmes victimes de viol portent plainte et que seuls 2% des violeurs sont condamnés. Le viol n’est pas un fait isolé et marginal : 75.000 femmes sont violées chaque année en France. Il est le signe d’une société profondément machiste. Notre révolte ne cesse de croître face aux innombrables négations de l’intégrité physique et psychologique des femmes.
L'inaction politique a coûté trop cher aux femmes victimes de viol et à travers elles, à toutes les femmes. Il faut maintenant agir de manière urgente. Les premières annonces du gouvernement en matière d’éducation à l’égalité et de formation des professionnels de l’éducation, de la police et de justice doivent se concrétiser.
Osez le féminisme ! appelle François Hollande à ouvrir dans les mois qui viennent un grand débat national contre les violences faites aux femmes : traitant de l’égalité dès le plus jeune âge, de la formation des professionnels, du traitement médiatique des violences, de l’accompagnement des victimes et du soutien aux associations qui agissent aux côtés des femmes victimes de violences. Nous exigeons l’adoption par la suite de nouvelles mesures législatives et l’affectation de moyens ambitieux pour combattre toutes les violences faites aux femmes.
Nous encourageons femmes et hommes partageant notre révolte à se mobiliser en grand nombre le 25 novembre prochain à l’occasion de la journée internationale de lutte contre les violences faites aux femmes. Osez le féminisme ! appellera à des actions dans les heures et jours qui viennent.