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mardi 5 novembre 2013

Réunion mensuelle novembre

Notre prochaine réunion mensuelle aura lieu le 

jeudi 7 novembre 2013 à 19h30 

Elle portera sur la harcèlement de rue. N'hésitez pas à venir, nos réunions sont ouvertes à toutes et tous !

A l'ordre du jour :
1. Un mot sur Osez le Féminisme!

2. Un point sur l'actualité 

3. Le coup de gueule du jour (nouvelle rubrique 2013)

4. La petite histoire de... (encore une nouvelle rubrique)

5. Quid du harcèlement de rue et de la campagne à mener

6. Les plus motivé-e-s reprennent un verre, les autres rentrent :-)

A très vite !


vendredi 14 juin 2013

Portrait associatif #1 / l'Echappée

Rencontre avec Anne Turlure, présidente de l’association

“L’Échappée"

association spécialisée dans les violences sexuelles



Zoom sur le parcours professionnel d’Anne Turlure...

Éducatrice spécialisée de formation, Anne Turlure a toujours travaillé dans le secteur social. Au début des années 2000, elle déplore un manque d’accompagnement des femmes victimes de viols.

La rencontre d’Hélène Duriez au Collectif Féministe Contre le Viol à Paris va donner une nouvelle dimension à son engagement féministe avec la création de l’association “l'Échappée” en 2011.

Au delà de son engagement, Anne suit aussi un master en sciences de l’éducation dans le but d’occuper par la suite, un poste de cadre dans le travail social.


Présentez nous votre association...

Anne Turlure, dites-nous quand et comment est née “L’Échappée” ?
C’est en 2010 que naît le projet de monter une association spécialisée dans les violences sexuelles. Une petite équipe de femmes se réunit alors autour d’Hélène et moi-même. Je deviens présidente de l’association et Hélène coordinatrice. L’activité débute ensuite au printemps 2011.

Nous voulions alors regrouper des compétences complémentaires (juriste, travailleurs sociaux, psychologue, avocate spécialisée...) afin de répondre au mieux aux besoin des femmes victimes de viols.

Quels en sont les objectifs, quels sont vos champs d’action ?
Nos objectifs principaux sont de lutter contre le viol, donner la parole aux femmes et plus généralement, contribuer à l’égalité femmes-hommes.

Pour les atteindre, nous avons plusieurs champs d’actions :
- L’accueil et l’écoute des victimes de viols et d’agressions sexuelles (femmes, hommes, enfants) ;
- L’information aux droits des victimes et l’accompagnement dans les démarches à suivre ;
- Le tenue d’un groupe de parole encadré par une psychologue et une éducatrice ;
- Des formations sur les violences et violences sexuelles à destination des travailleurs médicaux sociaux ;
- Des ateliers d’auto-défense ;
- Des activités culturelles  et des ateliers audiovisuels ouverts à tous.

Sur quels types de violences votre association intervient-elle ?
L'Échappée traite tous les types de violences (violences conjugales, viols, sexisme, violences sexuées...) mais nous sommes plus particulièrement spécialisées sur les violences sexuelles.

Quelles sont les spécificités de votre association ?
Notre principale spécificité, et revendication, est de proposer un accueil anonyme et gratuit, ouvert à toutes et à tous.
De plus, nous travaillons au rythme de chacun-e, en prenant le temps nécessaire. Une des premières choses que nous faisons est de vérifier que la personne est à l’abri de tout danger. 

Ensuite, le travail consiste à faire prendre conscience aux personnes qu’elles sont des victimes à part entière. Pour cela, nous nous appuyons sur des outils qui permettent de repérer les stratégies utilisées par les agresseurs.



Les violences

Comment définissez-vous la violence ? Et plus particulièrement la violence sexuelle ?
La violence va de la violence symbolique à la violence physique. Dans un premier temps, il y a tout ce que l‘on intègre depuis l’enfance et qui a des conséquences sur le rôle de la femme et de l’homme dans la société. Entendre par exemple “un homme ça ne pleure pas” a un impact sur le fait qu’il existe toujours des professions masculines et féminines. La violence c’est aussi les “canons de beauté” imposés, qui font que les femmes sont prêtes à subir toute sorte de tortures, du port de talons vous détruisant le dos à la sous-alimentation.

Ensuite, il y a les violences sexistes vécues par les femmes, mais aussi par les hommes. Lorsqu’une femme s’écrie “Mais tu n’es pas un homme !”, elle renvoie elle-même les schémas sexistes et patriarcaux, avec une domination du masculin sur le féminin.

La violence sexuelle s’exprime aussi dans les viols de guerre. Dans ces situations, ce qui domine c’est le désir d’humilier l’ennemi en violant aussi bien les hommes que les femmes. Les hommes sont violés dans le but de les rabaisser au rang de femmes. Dans les prisons, le même jeu de pouvoir s’exerce avec le viol des plus faibles, considérés alors comme “des gonzesses”.
Quant à la violence sexuelle que l’on peut voir au sein de la violence conjugale, elle est le résultat de différentes formes de violence. Elle passe par le dénigrement de l’autre ou encore la mise en avant du désir de l’homme qui décide de l’heure et du lieu du rapport sexuel.  La violence conjugale est aussi très fréquemment psychologique. Il n’y a pas de coup mais les conséquences n’en sont pas moins importantes. La femme en vient à intégrer qu’elle est “bête, nulle, qu’elle ne sait rien faire, qu’elle n’est pas désirable...”.

Enfin, la violence c’est le viol. Dans le monde, 1 femme sur 5 est victime de viol ou de tentative de viol au cours de sa vie. La majorité des cas de viols et d’abus sexuels ont lieu avant 18 ans. C’est aussi 1 enfant sur 10 qui est victime d’abus sexuel, et dans 80% des cas, ce sont des petites filles. La plupart du temps, l’agresseur est connu de la victime. Le stéréotype du viol la nuit dans un parking par un marginal n’est pas vrai du tout. Le viol a lieu essentiellement dans le cercle familial (viol conjugal, viol par inceste...) ou en institution (le professeur, l’éducateur...). Rappelons que la définition du viol est : “Tout acte de pénétration”. Dans l’absolu, une femme qui viole un homme sans le pénétrer ne le violerait pas, ce serait une atteinte sexuelle. Un viol n’est pas forcément vaginal, une fellation forcée, c’est un viol. Une pénétration digitale est considérée également comme un viol. Je le dis car c’est souvent minimisé. Enfin, le viol est un crime, au même titre qu’un meurtre et qu’un acte de torture.

Dans tous les cas, la violence sexuelle est avant tout une logique de domination. Ce n’est pas une pulsion sexuelle mais une pulsion de domination. Une pulsion sexuelle c’est une pulsion de vie, mais cette pulsion là, c’est une pulsion de destruction !

Quelles situations rencontrez-vous le plus souvent ?
Nous rencontrons surtout des femmes qui ont été victimes de violences sexuelles dans l’enfance et qui viennent nous voir à l’âge adulte. Les victimes sont à 99% des femmes. Nous accueillons également beaucoup de personnes victimes de viols et notamment de viols conjugaux.

Quelles sont les difficultés les plus fréquentes ?
Le principal obstacle est l’emprise psychologique de l’agresseur sur la victime. Une victime peut quitter des dizaines de fois son agresseur et revenir chez lui. A l’Echappée, nous ouvrons toujours la porte, même si la victime revient 50 fois. On sait que ça fait partie du cycle des violences, et nous n’avons pas à juger les personnes. Les sentiments sont présents, c’est donc très compliqué pour les victimes de mettre fin à la relation. Pour les aider, nous insistons sur le fait que l’on n’a pas le droit de leur faire subir ces violences.

Un autre obstacle est le déni de justice. La parole des femmes est remise en cause dans les commissariats et ça c’est insupportable, c’est très dur à vivre. Aux femmes qui souhaitent porter plainte, nous sommes obligés de leur dire qu’il y a de grandes chances que l’affaire soit classée. Et ce n’est pas facile à dire.

A l’Echappée, on croit toujours les victimes, on ne remet jamais leur parole en doute. Jamais. C’est une posture.



Dites nous quelles sont les démarches à suivre, vers qui on peut se tourner ?

Quel premier conseil donnez-vous à une femme victime de violence ?
Il faut en parler à un-e ami-e, à qui que ce soit. Il ne faut surtout pas rester seul avec ça. Ensuite, il faut prendre contact avec un professionnel (en particulier si la personne a été victime de viol, car les conséquences sont nombreuses).

Ensuite, il faut commencer par mettre ses papiers et son argent à l’abri. Avoir les numéros d’urgence sur soi, mettre les voisins dans la confidence si on peut, créer son réseau. Il faut penser l’urgence, en prenant en compte les enfants.

Vers qui une personne peut-elle se diriger, ne serait-ce que pour être entendue lorsqu’elle pense être victime de violence ?
Les numéros verts, SOS viol, L’Échappée, le CIDFF, l’association Louise Michelle... Mais aussi le commissariat où normalement il doit y avoir à chaque fois un référent “violences conjugales”. Si une victime veut porter plainte, elle peut demander à s’adresser directement à ce référent et prendre rendez-vous.

Que diriez vous à une personne victime de violence, qui aurait peur de mettre fin à une relation avec l’auteur des violences ?(Quel qu'en soit le motif: peur des représailles, problèmes liés au logement, aux enfants, conséquences économiques...)
Nous utilisons des outils pour montrer au victimes comment fonctionne le cycle des violences. On leur explique comment la violence s’installe dans tous les domaines de la vie. C’est un long travail de déconstruction. Nous voulons qu’elles reprennent confiance en elles. La violence conjugale fonctionne par cycle, il y a des phases apaisées, la lune de miel, la tension qui monte, puis l’explosion, les excuses, la culpabilité et ainsi de suite. L’amour est ré-alimenté par les phases de lune de miel, avec l’espoir que la violence va s’arrêter. Nous leur renvoyons qu’il ne faut pas espérer que ça changera. Il y a tout un travail de valorisation des compétences, sur ce que la personne victime sait faire et est capable de faire.

Quelles sont les démarches administratives qu’une personne doit effectuer si elle est victime de violences ?
Elle peut, si elle le souhaite, porter plainte. S’il y a urgence, on peut demander une ordonnance de protection en interpellant le responsable violences du commissariat. S’il n’y a pas d’urgence, si la personne est à l’abri, on gagne beaucoup en prenant le temps de préparer au mieux sa déposition. A l’Échappée nous conseillons avant tout de prendre un rendez vous avec un avocat.

Et quel(s) conseil(s) donneriez-vous à une personne témoin ?
S’il s’agit de mineur il y a obligation de signalement, sinon on est complice. La non-assistance à personne en danger s’applique à tous, ne l’oublions pas.

Si l’on veut aider quelqu’un qui a été victime de violences sexuelles, la première chose à faire et de ne pas parler à sa place. C’est quelqu’un qu’on a dépossédé de tout, il faut donc la laisser s’exprimer, la respecter, la laisser faire ses choix. Elle a d’abord besoin de retrouver son propre pouvoir.  Il ne faut pas ajouter de la violence à la violence “Je vais aller lui casser la figure”, ne surtout pas culpabiliser la victime “Pourquoi tu lui as ouvert ? Pourquoi es-tu allée boire un verre avec lui/elle? “... Il faut surtout rappeler que l’agresseur n’avait pas le droit de faire ça. Il faut placer les responsabilités là ou elles sont, croire la victime, ne pas remettre en doute sa parole.

Puis en tant que témoin, il faut savoir connaître ses propres limites, on ne peut pas tout entendre. Il ne faut pas hésiter à orienter la personne vers des associations de prises en charge, en l’aidant à se mettre à l’abri.

La reconstruction de la personne victime : que diriez-vous à une personne qui pense que c’est inutile d’avoir recours à une aide psychologique ?
Tout le monde n’a pas forcément besoin d’aller voir un psychologue même si dans la majorité des cas, ça fait du bien. Il y a des personnes plus résiliantes que d’autres. Il y a aussi des thérapies différentes, il faut les adapter selon les besoins. Mais il est vrai que plus on agit tôt, plus le travail sera facilité.


Retour sur l’action de l’association

Comment mesurez-vous les effet de vos actions sur les personnes que vous avez reçu ?
Nous avons un outil d’évaluation et d’observation qui nous permet de mesurer nos actions. Le suivi n’est pas forcément long car on peut aussi déléguer vers un psychologue ou un avocat. Certaines personnes ont besoin de plus de temps, comme les personnes dans le déni.

Nous estimons avoir fait notre travail une fois que la personne est à l’abri, que les démarches juridiques ont été étudiées, quand la personne a pu porter plainte si elle le souhaitait et qu’il y a une approche thérapeutique.

Une réussite de l'association ?
Au début de l’association il n’ y avait que deux écoutantes bénévoles. Aujourd’hui l’équipe s’est agrandie. L’écoute est notre cœur de mission. Malgré le peu de subvention, nous recevons de plus en plus de personnes grâce à l’implication des bénévoles. Nous avons réussi à élargir notre public à la sphère LGBT. Sur l’année 2011- 2012, nous avons eu 95 suivis, sans compter les interventions ponctuelles.

Une autre réussite est le développement de nouvelles action avec les ateliers d’auto-défense par exemple.


Quel est le meilleur moyen pour vous contacter ? Peut-on venir directement dans votre local ?
D’abord, sachez que nous recevons toutes les personnes, sans aucune discrimination (religion, handicap, travailleuse du sexes...).

Le plus simple est de téléphoner au 06.30.89.27.33 du lundi au vendredi de 9h à 18h.
Un rendez-vous sera donné dans les jours qui suivent. Les femmes de plus de 12 ans peuvent aussi venir directement à la permanence le vendredi après midi chez Les Violettes, 19 place Vanhoenacker (métro Porte d'Arras) à Lille. 
Les hommes et les mineur-e-s de moins de 12 ans doivent prendre rendez-vous directement.

lundi 11 février 2013

One Billion Rising

Osez le féminisme ! 59 appelle à participer à l'action One Billion Rising, le jeudi 14 février à 18h, place de la République. 

One Billion Rising est un évènement mondial organisé par la fondation V-Day pour mettre fin aux violences envers les femmes. Le chiffre de l'ONU sur les violences est terrifiant : un milliard de femmes dans le monde - c'est 1 femme sur 3 - a été ou sera victime de violences. La réponse à ce chiffre : un milliard de femmes et d'hommes qui se lèvent ensemble et dansent ensemble pour dire STOP ! à ces violences. Que ce soit des violences domestiques, des violences sexuelles, des crimes de guerre, des mutilations sexuelles, des mariages forcés, du harcèlement au quotidien, quelle que soit la cause qui nous mobilise, levons-nous le 14 février 2013 !
Ensemble nous pouvons faire évoluer les mentalités et mettre fin aux violences en apprenant le respect et l'égalité des sexes et des sexualités.

Faisons de la journée de la Saint Valentin, qui célèbre l'amour, une journée de l'égalité des sexes, des sexualités et du respect des droits des femmes. REJOIGNEZ-NOUS !

> Tribune d'Osez le féminisme ! : "One Billion Rising" : dansons contre les violences faites aux femmes pour la St-Valentin





Retrouvez l'action One Billion Rising sur 
> onebillionrising.org
> 1billionrisingfrance.wordpress.com
Venez nous rejoindre jeudi, et si vous avez l'envie et le temps, vous pouvez apprendre la chorégraphie mais l'important est surtout d'être présent-e !
Pour le flashmob, vous pouvez venir habillé-e-s en rouge et noir, comme sur les vidéos. 
> évènement facebook lillois

ET ET ET ...  la chorégraphie




ainsi que la chorégraphie simplifiée !  ;) 


L'évènement à Lille est organisé par l'association Cultiv'arts et par Zumba Lille

dimanche 30 décembre 2012

VIOL COLLECTIF EN INDE : la lutte pour l'égalité ne connaît pas de frontières !


Communiqué de presse - Dimanche 30 décembre 2012 


Osez le féminisme ! souhaite témoigner de sa tristesse et de sa colère après le viol collectif d’une Indienne dans un bus de New Delhi le 16 décembre dernier et son décès survenu vendredi. Ce crime a suscité une vague de protestation sans précédent de la population indienne dont les médias locaux et internationaux se sont largement fait l’écho. Cette mobilisation spontanée peut étonner tant les violences faites aux femmes – dont le viol – sont légion dans le monde sans pour autant générer toujours de réactions d’une telle ampleur.

Une femme sur cinq en moyenne dans le monde sera victime d’un viol ou d’une tentative de viol au cours de sa vie. En Inde, 90% des crimes violents enregistrés en 2011 avaient une femme pour victime. En France, ce sont plus de 75 000 femmes adultes qui sont violées chaque année.

Les violences faites aux femmes sont le bras armé d’un système de domination masculine qui ne connaît pas de frontières. La perspective de construire l’égalité entre les femmes et les hommes anime les féministes du monde entier et constitue le socle de l’engagement commun qui nous rassemble par-delà les langues, cultures et frontières.

Osez le féminisme ! affirme son soutien aux associations féministes et à tou-te-s les citoyen-ne-s indien-ne-s aujourd’hui mobilisé-e-s non pas contre un simple « fait divers » mais contre ce qui constitue, dans tous les pays, un véritable phénomène de société.

Osez Le Féminisme ! attend de l'ONU des engagements concrets contre les violences faites aux femmes, en particulier lors de la Commission annuelle de l'ONU sur le statut des femmes en mars 2013, dont le thème portera sur ce sujet précis. Nous exigeons que le gouvernement français soit mobilisé à cette occasion pour que cette rencontre internationale débouche sur des actes forts, des politiques ambitieuses et des annonces chiffrées dans le monde entier. 

Osez le féminisme ! invite tou-te-s les citoyen-ne-s à participer à la journée mondiale V-day le 14 février 2013 pour mettre fin aux violences envers les filles et les femmes.

http://www.vday.org/home



GANG-RAPE IN INDIA: THE STRUGGLE FOR EQUALITY KNOWS NO BORDERS!

Osez Le Féminisme! (Dare Feminism) expresses its sadness and anger following the death of an Indian woman victim of gang-rape on a New Delhi bus on December 16th. This crime sparked a wave of unprecedented protests in India, in turn widely echoed by local and international media. This unprompted mobilization may come as a surprise bearing in mind that acts of violence against women - including rapes - are legion in the world without ever triggering such reactions.

One in five women in the world risks becoming a victim of rape or attempted rape in her lifetime. In India, 90 % of violent crimes reported in 2011 were perpetrated on women. In France, more than 75 000 women are raped every year.

Violence against women is the vector of male domination the world over. The prospect of building equality between men and women guides feminists around the world and constitutes the basis of a common commitment that unites us across languages, cultures and borders. Osez Le Féminisme! asserts its support to feminist organizations and to every Indian citizen mobilized today: rape is not a current affairs item, but a real a social phenomenon which needs to be tackled in all countries.

Osez Le Féminisme! demands that the UN commits itself strongly on the issue of violence against women, particularly so as the annual UN Commission on the Status of Women in March 2013 will focus on this issue. We urge the French government to make sure that this international summit leads to strong actions, to ambitious policies and financial commitments.

Osez Le Féminisme! invites all citizens to take part in the World V-day on February 14th, 2013 to put an end to violence against girls and women.


dimanche 14 octobre 2012

Rassemblement contre le viol

Après le verdict de Créteil et tant d’autres, nous exigeons une réponse politique ! 

Nous appelons toutes celles et ceux qui partagent nos revendications à se rassembler pour exprimer notre indignation et nos exigences demain lundi 15 octobre à 18h30 dans plusieurs villes :


- Paris : rassemblement à 18h30 place Vendôme, devant le Ministère de la justice
- Strasbourg : 18h30, place Kleber
- Lyon : 18h30, 67 rue Servient, Lyon 3e
- Clermont-Ferrand : 18h15 place de Jaude

- Toulouse : 18h30, 2 allée Jules Guesde
- Lille : 18h30, devant la préfecture




Vous pouvez signer la pétition des FEM sur www.change.org/contreleviol

samedi 13 octobre 2012

APRES LE VERDICT DE CRETEIL, NOUS EXIGEONS UNE REPONSE POLITIQUE !

Lettre ouverte à François Hollande, Président de la République
Monsieur le Président de la République,
Le verdict du procès du Tribunal de Créteil a créé, en France, une incompréhension. Ce verdict est catastrophique : Il semble dire aux victimes, porter plainte ne sert à rien, et aux violeurs, vous ne serez pas condamnés ou si peu !
Les médias continuent à tenir des propos inadmissibles en parlant de "tournantes", de "viols en réunion", au lieu de dire "viols collectifs" qui sont des crimes.
La France a soutenu la création par les Nations unies d'une journée internationale des droits des filles : c'était le 11 octobre ! Cette journée est proclamée par l'ONU parce que des millions de jeunes filles dans le monde sont victimes d'abus, de mariages forcés, de mutilations sexuelles. Le verdict du tribunal de Créteil arrive au moment même de cette journée mondiale et exige une réponse politique !
Ce procès n'est pas un fait isolé. Ce n'est pas un fait divers. Le viol est un crime.75.000 femmes sont violées chaque année dans notre pays. 10% d'entre elles portent plainte et seuls 2% des violeurs sont condamnés. Cette situation traduit la tolérance de notre société vis-à-vis des violences faites aux femmes. Le viol est une domination des hommes sur les corps des femmes. Il est une des expressions les plus violentes des inégalités entre les femmes et les hommes qui persistent dans notre société.
Nous refusons que cette situation perdure. Nous refusons que les victimes de viol soient stigmatisées, culpabilisées, considérées comme folles. Nous refusons que leur parole soit ainsi décrédibilisée. Nous refusons que la honte pèse sur les femmes violées plutôt que sur les violeurs. Nous refusons que les violeurs ne soient pas jugés. Nous refusons que des violeurs, quand ils sont jugés, soient condamnés à des peines dérisoires.
Monsieur le Président, vous avez déclaré lors de la campagne présidentielle que "les violences sexistes doivent être fermement combattues". L'inaction des pouvoirs publics a trop coûté aux femmes victimes de violences. Nous exigeons de votre part un engagement sans faille.
Un grand débat public autour sur les violences faites aux femmes doit être lancédans les mois qui viennent et déboucher sur des politiques publiques à la hauteur du défi : éradiquer les violences faites aux femmes :
- Les lois en vigueur doivent être appliquées et complétées de nouvelles dispositions législatives, comme l'extension de l'ordonnance de protection aux victimes de viol ;
- Les professionnels doivent être formés ;
- Les plaignantes doivent être soutenues, hébergées, protégées, entendues ;
- Les associations doivent avoir les moyens de remplir leurs missions ;
- Les campagnes de prévention doivent être multipliées ;
- Tous les jeunes en particulier au sein de l'école doivent être informés, éduqués, entendus aussi quand ils sont eux- mêmes victimes.
Monsieur le Président, nous sommes révolté-e-s. Nous ne voulons pas de grands discours. Nous attendons des actes.

A l'initiative du collectif Féministes en Mouvements
Associations signataires :
FIT, Une femme un toit 
Collectif Féministe Contre le Viol 
Fédération Nationale Solidarité Femmes 
Solidarité Femmes Ile de France 
Elle's imaginent 
Voix de femmes 
Osez le féminisme !
Assemblée des Femmes 
Femmes Solidaires 
Ligue du Droit International des Femmes 
40 ans de mouvement 
Mouvement Jeunes Femmes 
Mémoire Traumatique et Victimologie 
Réseau féministe "Ruptures" 
Coordination française pour le Lobby Européen des Femmes 
SOS sexisme 
Mouvement du Nid 
Femmes pour le Dire, Femmes pour Agir 
Le Monde à travers un regard 
Femmes en Résistance 
Mix-cité 
SOS sexisme 
Commission Genre d'ATTAC 
Planning Familial 
Adéquations 
Forum Femmes Méditerranée 
Collectif 13 Droits des Femmes 
Rajfire 
Elu-e-s Contre les Violences Faites aux Femmes 
Association Nationale des Etudes Féministes 
Les Chiennes de Garde 
Libres MarianneS

jeudi 11 octobre 2012

CP - Verdict de Créteil : permis de violer ?

Le verdict du procès des viols collectifs rendu hier soir de la cour d’assise du Tribunal de Grande Instance de Créteil nous scandalise. Hier soir, la lutte contre les violences faites aux femmes que les associations féministes mènent au quotidien a reculé.
Ce verdict envoie un message catastrophique à l’ensemble de notre société. Aux victimes de viol : porter plainte ne sert à rien ! Aux violeurs : il est permis de violer ! Il fait écho aux scandaleux dysfonctionnements de l'institution judiciaire dans ce dossier : instruction bâclée, absence de soutien et non protection des victimes. L’enfer que vivent les plaignantes depuis 10 ans est inacceptable.
Le procès dans son ensemble est malheureusement à l’image du traitement judiciaire habituel des violences faites aux femmes et plus particulièrement des violences sexuelles. Notre société doit se donne les moyens de protéger les rares femmes qui osent porter plainte pour viol.
Osez le féminisme ! rappelle que seules 10% des femmes victimes de viol portent plainte et que seuls 2% des violeurs sont condamnés. Le viol n’est pas un fait isolé et marginal : 75.000 femmes sont violées chaque année en France. Il est le signe d’une société profondément machiste. Notre révolte ne cesse de croître face aux innombrables négations de l’intégrité physique et psychologique des femmes.
L'inaction politique a coûté trop cher aux femmes victimes de viol et à travers elles, à toutes les femmes. Il faut maintenant agir de manière urgente. Les premières annonces du gouvernement en matière d’éducation à l’égalité et de formation des professionnels de l’éducation, de la police et de justice doivent se concrétiser.
Osez le féminisme ! appelle François Hollande à ouvrir dans les mois qui viennent un grand débat national contre les violences faites aux femmes : traitant de l’égalité dès le plus jeune âge, de la formation des professionnels, du traitement médiatique des violences, de l’accompagnement des victimes et du soutien aux associations qui agissent aux côtés des femmes victimes de violences. Nous exigeons l’adoption par la suite de nouvelles mesures législatives et l’affectation de moyens ambitieux pour combattre toutes les violences faites aux femmes.
Nous encourageons femmes et hommes partageant notre révolte à se mobiliser en grand nombre le 25 novembre prochain à l’occasion de la journée internationale de lutte contre les violences faites aux femmes. Osez le féminisme ! appellera à des actions dans les heures et jours qui viennent.