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mercredi 18 mars 2015

Osez le féminisme! 59 interpelle les candidat-e-s aux départementales (cantons de Lille)

L'action

Les 22 et 29 mars 2015, nous devrons élire les prochain-e-s conseillers et conseillères départementales. L’Égalité entre les femmes et les hommes doit devenir un enjeu central des engagements que les candidat-e-s prendront à l’occasion de ces élections. Le Conseil départemental (ex Conseil général) est élu pour 6 ans et a la possibilité de mettre en œuvre des politiques qui favoriseront plus d'égalité et de solidarité.


Nous interpellons les candidat-e-s des 6 cantons de Lille aux élections départementales du Nord en leur demandant de se positionner sur les enjeux spécifiques aux femmes.

En signant cette charte, les candidat-e-s s'engagent : leurs réponses ou absence de réponse seront relayées et diffusées durant la période électorale sur le blog d’Osez le féminisme ! 59, ainsi que sur nos réseaux sociaux. 

La charte

EN TANT QUE CANDIDAT-E-S AUX PROCHAINES ÉLECTIONS DÉPARTEMENTALES DES 22 ET 29 MARS 2015, NOUS NOUS ENGAGEONS UNE FOIS ÉLU-E-S A:


I. Nommer un-e élu-e en charge de l’égalité entre les femmes et les hommes et prévoir un budget dédié à cette délégation.

II. Signer la Charte européenne pour l’égalité femmes-hommes dans la vie locale et mettre en œuvre le plan d’action qu’implique cette signature avec un rapport annuel à l’Assemblée départementale.

III. Confirmer la politique du Département du Nord en matière de lutte contre les violences faites aux femmes, dans un contexte de hausse des demandes


– Pérenniser et allouer les moyens nécessaires à l'Observatoire départemental de lutte contre les violences faites aux femmes.

Sanctuariser les subventions aux associations d’aide aux femmes victimes de violences.

Améliorer la formation du personnel du Conseil départemental, notamment de primo-accueil, des services sociaux et des services éducatifs.

Proposer que des logements du contingent départemental soient réservés pour les femmes victimes de violences et préciser les modalités de leur attribution par conventionnement avec une association de défense des femmes victimes de violences.


IV. Garantir le droit à l’avortement pour toutes les femmes.


Pérenniser et sanctuariser les subventions allouées au Planning Familial, afin que l'association puisse continuer à mener à bien ses missions.


–  Sauvegarder l’intégralité des Centres de Planification et d’Éducation Familiale que compte le département du Nord en améliorant leur visibilité, la qualité des services proposés à travers la mise à disposition de moyens matériels et humains conséquents, tout en garantissant un accompagnement complet des femmes et en respectant la confidentialité.


V. Être un-e employeu-se-r exemplaire avec la mise en place d’un plan d’égalité professionnelle, qui est un outil de justice et de bien-être au travail.


VI. Préserver les droits sociaux fondamentaux. Le chef de file du département en matière de politiques sociales confère aux élu-e-s qui le dirigent une responsabilité particulière.


- A ce titre, les missions de prévention et de diagnostic des centres de Protection Maternelle et Infantile (PMI) sont fondamentales, notamment en matière d’accompagnement des femmes et des enfants victimes de violences. Ils doivent tous être maintenus et les subventions allouées, garanties à leur meilleur niveau avec des professionnel-le-s en nombre suffisant pour permettre à toutes les femmes d’avoir accès à des services de santé et sociaux de qualité.

- Le Revenu de Solidarité Active (RSA) doit être maintenu à minima et les aides sociales revalorisées pour les personnes en situation de grande précarité, notamment les mères isolées et les femmes âgées.

VII. Faire de chaque politique publique un levier pour l’égalité.

Investir dans la construction de nouvelles crèches départementales car le Nord est largement en retard par rapport à d'autres départements. Nous ne disposons que de 21,7 places en crèches collectives pour 1000 enfants de moins de 3 ans (Source : INSEE Statistiques des départements, 2010)

Mettre en place une politique ambitieuse d’accompagnement dans la formation des assistant-e-s maternel-le-s.

Proposer aux collégien-ne-s des activités interrogeant les stéréotypes et promouvant l’égalité filles-garçons.

Nommer des équipements départementaux de noms de femmes afin de rendre visible l’action des femmes dans l’Histoire.

Signataires présent-e-s au second tour 

Canton de Lille 6

-Latifa KECHEMIR, candidate remplaçante, Parti Socialiste
-Yahya GUEHHOUDI, candidat remplaçant, Parti Socialiste

Aucun-e autre candidat-e qualifié-e pour le second tour ne s'est engagé-e en faveur de l'égalité Femmes/Hommes dans les cantons de Lille 1, Lille 2, Lille 3, Lille 4 et Lille 5

Tou-te-s les signataires

Canton de Lille 1

-Florence LALLEMANT, candidate titulaire, liste "un nord solidaire, écologiste et citoyen", Europe Écologie Les Verts
-Jean-Pierre HOUBRON, candidat titulaire , liste "un nord solidaire, écologiste et citoyen", Front de Gauche
-Fatiha IHALLAINE,  candidate titulaire, Parti Socialiste
-Myriam LEIGNEL, candidate remplaçante, liste "un nord solidaire, écologiste et citoyen", Front de Gauche
-Julien TABAREAU, candidat remplaçant, liste "un nord solidaire, écologiste et citoyen", Europe Écologie Les Verts

Canton de Lille 2 

-Jessy KOTYK, candidat titulaire, Europe Écologie Les Verts
-Odile VIDAL-SAGNIER, candidate titulaire, Europe Écologie Les Verts

Canton de Lille 3

-Sylviane DELACROIX, candidate titulaire, liste "un nord solidaire, écologiste et citoyen", PCF - Front de Gauche
-Gisèle HUBERT, candidate remplaçante de Sylviane Delacroix, investie sur la liste "un nord solidaire, écologiste et citoyen", au nom des GENS D'HELLEMMES
-Yvon SPRIET, candidat titulaire "pour un Nord solidaire écologiste et citoyen", Europe Écologie Les Verts
-Pierre JANUEL, candidat remplaçant "pour un Nord solidaire écologiste et citoyen", Europe Écologie Les Verts

Canton de Lille 4

-Stéphanie BOCQUET, candidate titulaire, liste "un nord solidaire, écologiste et citoyen", Europe Écologie Les Verts
-Sébastien POLVECHE, candidat titulaire, liste "un nord solidaire, écologiste et citoyen", Front de gauche
-Virginie DRAPIER, candidate remplaçante, liste "un nord solidaire, écologiste et citoyen", Europe Écologie Les Verts
-Thomas ALLAM, candidat remplaçant, liste "un nord solidaire, écologiste et citoyen", PCF- Front de gauche

Canton de Lille 5

-Josiane DABIT, candidate titulaire, liste "un nord solidaire, écologiste et citoyen", Europe Écologie Les Verts 
-Hugo VANDAMME, candidat titulaire, liste "un nord solidaire, écologiste et citoyen", PCF- Front de gauche

-Latifa KECHEMIR, candidate remplaçante, Parti Socialiste
-Yahya GUEHHOUDI, candidat remplaçant, Parti Socialiste

-Alia HOURIET-BARNAT, liste "un nord solidaire, écologiste et citoyen", candidate remplaçante, féministe
-Ambroise LESAGE, liste "un nord solidaire, écologiste et citoyen", candidat remplaçant, écologiste

Canton de Lille 6

-Colette BECQUET, candidate titulaire, Parti Communiste Français
-Vinciane FABER, candidate titulaire, Europe Écologie Les Verts
-Benoît BOUDOU, candidat titulaire, Europe Écologie Les Verts
-Philippe LEMIERE, candidat titulaire, Liste Parti Communiste Français, membre du Front de Gauche

samedi 21 février 2015

Journée Internationale des Femmes - Osez le Féminisme! 59 avec le Collectif 8 mars



Venez nous rencontrer à cette occasion!

Nous tiendrons un stand dans la salle Courmont à partir de 16h30

Toutes les infos seront sur la page facebook

samedi 22 novembre 2014

Action Ruban blanc le 25 novembre

Dans le cadre de la Campagne du « Ruban Blanc » qui aura lieu cette année du 25 novembre au 06 décembre, Osez le féminisme ! 59 participera à une action initiée par l'association SOS violences conjugales Ecoute Brunehaut .



Retrouvons-nous le mardi 25 novembre à 18h place de la République à Lille.
Habillez-vous de blanc !
Nous formerons ainsi une chaîne humaine en forme de ruban.


En portant ce symbole international qu’est devenu le Ruban Blanc, femmes et hommes affichent publiquement leur désapprobation envers toutes formes de violence faites aux femmes (agressions physiques, psychologiques, verbales, menaces et intimidations, violences sexuelles, chantage économique,…)

La campagne du « Ruban Blanc », aujourd’hui relayée dans de nombreux pays, prend sa source au Canada suite à la tuerie du 6 décembre 1989 à l’Ecole Polytechnique de Montréal, où 14 jeunes femmes ont été assassinées, simplement parce qu’elles étaient des femmes.

En 1991, le Parlement du Canada choisit cette date du 6 décembre pour instaurer la Journée nationale de commémoration et d’action contre la violence faite aux femmes. Cette Journée permet non seulement de se souvenir de ce triste évènement mais elle est également l’occasion de se questionner sur les violences faites aux femmes.

La journée du 25 novembre, choisie cette année à Lille pour mener l’action du « Ruban Blanc » est, quant à elle, proclamée le 17 décembre 1999 par l’ONU comme étant la Journée internationale pour l’élimination de la violence à l’égard des femmes. Elle a pour but d’inviter les gouvernements, les organisations internationales et organisations non gouvernementales à organiser et à participer à des activités conçues pour sensibiliser l’opinion aux problèmes des violences faites aux femmes.

Cette date trouve son origine en République Dominicaine où, le 25 novembre 1960, les trois sœurs Mirabal sont assassinées sous l’ordre du chef d’Etat Rafael Trujillo, pour avoir lutté pour leurs droits.

Participer à cette action du « Ruban Blanc » sera pour nous l'occasion de rappeler quelques chiffres inacceptables (chaque année en France, 201 000 femmes sont victimes de violences physiques ou sexuelles de la part de leur conjoint ou ex-conjoint, 83 000 femmes sont victimes de viols ou tentatives de viols,….) mais aussi de sensibiliser le plus grand nombre sur la notion de féminicide, thème de notre prochaine campagne nationale.

En effet, Osez le féminisme ! a lancé le vendredi 22 novembre une vaste campagne pour la reconnaissance légale du féminicideOn le sait, les actes de violence à l’égard des femmes sont de nature très diverses, pouvant aller du harcèlement verbal et d’autres formes de maltraitance psychologique, aux violences physiques ou sexuelles quotidiennes. Au bout de cette spirale de violence, on trouve la forme la plus extrême : le féminicide, c’est-à-dire le meurtre d’une femme parce qu’elle est une femme.

Lutter pour la reconnaissance juridique du féminicide et contre toutes les formes de violence faites aux femmes nous semble une priorité. C’est pourquoi nous participerons à l’action du « Ruban Blanc » où nous espérons vous retrouver en nombre pour ce grand moment de mobilisation du mois de novembre.

dessin d'Alex, militante
Suzanne et Laurence


Sources

SOS violences conjugales Ecoute Brunehaut www.violencesconjugales5962.fr

Vous vous souvenez ? Nous avons écrit un article sur Ecoute Brunehaut l'année dernière, il est à lire et à relire ici : "Portrait associatif #2 : Ecoute Brunehaut et Brunehaut Enfant"

8 mars, "Portez le Ruban Blanc, contre la violence machiste", 8mars.info/portez-le-ruban-blanc

Condition féminine Canada, « Journée nationale de commémoration et d'action contre la violence faite aux femmes (6 décembre) », http://www.swc-cfc.gc.ca/commemoration/vaw-vff/rememberance-commemoration-fra.html

Nations Unies, « Journée internationale pour l'élimination de la violence à l'égard des femmes », http://www.un.org/fr/events/endviolenceday/background.shtml

Ministère des droits des femmes, « Violences faites aux femmes », Vers l'égalité réelle entre les femmes et les hommes - Chiffres clés édition 2014, http://femmes.gouv.fr/wp-content/uploads/2014/03/Egalite_Femmes_Hommes_T6_bd.pdf

Aude Lorriaux, « Faut-il reconnaître le «féminicide» dans le droit français? », Slate.fr, 12 novembre 2014, http://www.slate.fr/story/94363/feminicide

Organisation mondiale de la santé, « Comprendre et lutter contre la violence à l’égard des femmes : le féminicide », 2012, http://apps.who.int/iris/bitstream/10665/86253/1/WHO_RHR_12.38_fre.pdf

Osez le féminisme !, "Reconnaissons le féminicide", communiqué de presse du 22 novembre 2014, http://www.osezlefeminisme.fr/article/reconnaissons-le-feminicide-communique-de-presse-du-vendredi-22-novembre-2014


lundi 1 septembre 2014

Osez le féminisme ! 59 fait sa rentrée à la braderie de Lille

Après une pause estivale bien méritée, l'équipe d'Osez le féminisme ! 59 fait sa rentrée et au vu de l'actualité, les sujets ne manquent pas.... 

Venez nous rencontrer à la Braderie de Lille ! Nous y tiendrons un stand sur lequel vous pourrez rencontrer des militantes et parler de l'association, ses actions et ses revendications. Nous serons heureuses et heureux de discuter de féminisme avec vous ! 

Sur notre stand, vous pourrez découvrir les livres, les badges, les T-shirts et culottes des campagnes de sensibilisation précédentes : vie de meuf, contre le viol, osez le clito, etc.

Nous vous inviterons aussi à participer à une animation surprise qui dégomme le sexisme ! 

Rendez-vous place Simon Vollant (Porte de Paris, métro Mairie de Lille) samedi 6 et dimanche 7 septembre !

A très bientôt donc,

L'équipe d'Osez le féminisme ! 59


jeudi 19 juin 2014

M. Hamon, généralisez les ABCD de l'égalité




Nous, associations de promotion de l’égalité femmes-hommes, association de parents d’élèves, syndicats des personnels de l’Éducation nationale, d’étudiant-es et de lycéen-nes, attendons de pied ferme l’annonce de la généralisation du dispositif des « ABCD de l’égalité », à la veille des déclarations de Benoît Hamon sur le sujet.

Nous voulons la généralisation des ABCD parce qu’ils sont efficaces ! Ils interrogent les enseignants et enseignantes sur leurs représentations et leurs pratiques. Ils questionnent les enfants sur leurs imaginaires et leurs projections, d’eux-mêmes et des autres. Et mettre en cause les stéréotypes de sexe, c’est enrayer la machine à inégalités ! Les ABCD font vivre concrètement cet idéal d'égalité, fièrement affiché sur les frontons de nos écoles publiques.

Nous voulons la généralisation des ABCD parce que le bilan des 30 ans de politiques publiques d’éducation à l’égalité est insuffisant et qu’il y a urgence à agir ! A-t-on besoin de rappeler qu’aujourd’hui encore, la majorité des femmes est cantonnée dans moins de 15% des filières professionnelles ? Que malgré leur fort taux de réussite scolaire, les femmes gagnent encore 27% de moins que les hommes ? A quoi bon inciter les lycéennes à s’orienter vers des filières d’ingénieur si les stéréotypes de sexe ne sont pas déconstruits ? N'est-ce pas le rôle de l'école ?

UN MONDE SANS DISCRIMINATION SEXISTE

Nous voulons la généralisation des ABCD parce que nous attendons depuis trop longtemps une légitimité institutionnelle et perdons patience ! Nous portons tant bien que mal et à bout de bras l’égalité depuis des décennies. Chacun à notre niveau, nous organisons des journées de l’égalité par-ci, des réunions de sensibilisation par là. Sans moyen humain ou financier à hauteur de cet enjeu. Portés par notre volonté de construire un monde sans discrimination sexiste. Nous avons aujourd’hui besoin d’un appui, de poser les fondamentaux qui nous permettent de poursuivre notre action.

Nous voulons la généralisation des ABCD parce que renoncer aux engagements est désastreux pour la démocratie et qu’il en va du bien-être des enfants. Votre volonté affichée de faire de l’égalité un marqueur identitaire de votre politique a soulevé l’espoir de voir se concrétiser le projet de progrès qui nous rassemble : faire grandir cette société égalitaire. Cette volonté pourrait donc être tuée par le lobbying de quelques organisations réactionnaires, dont le projet ne trouve aucune convergence avec celui que vous nous aviez promis de défendre ?

Nous voulons la généralisation des ABCD parce que ce dispositif est innovant. Il est salutaire. Et il a fait ses preuves sur le terrain. Il sera complémentaire des efforts à poursuivre sur la formation initiale et continue des enseignant-e-s et sur les programmes. Car pour changer d’échelle enfin, il faut des temps dédiés au sujet, des outils dédiés, un accompagnement des enseignant-e-s dédié, et un véritable portage politique ! C’est en articulant une action transversale – programme et formation des enseignants - et spécifique – dispositifs dédiés en classe - que l’égalité progressera.

M. Hollande, M. Valls, M. Hamon, Mme Vallaud-Belkacem, vous allez prochainement décider du sort qui sera réservé à ce dispositif de l'égalité. Nous comptons sur vous pour poursuivre la politique d'éducation à l’égalité, la déployer à l'ensemble du territoire, et l’inscrire dans la durée. Cette politique passe notamment par la généralisation des ABCD.

Premiers signataires
Associations
Osez le féminisme !, Collectif éducation contre les LGBTphobies en milieu scolaire et universitaire (regroupant FCPE, Fep-CFDT, Ferc-CGT, FSU, Sgen-CFDT, Sud éducation, UNEF, FIDL, UNL), InterLGBT , ARGEF (Association de Recherche pour le Genre en Education et Formation), ANEF (Association nationale des études féministes), Femmes Ingénieurs, Femmes & Sciences, Femmes et mathématiques, Institut Emilie du Châtelet pour le développement et la diffusion des études sur les femmes, le sexe et le genre, Collectif « Genre, recherche, éducation », équipe genre & éducation, ESPé UT2, Centre EPS et Société, Les Féministes en Mouvement,Association FIT, une femme, un toit, l’Assemblée des femmes , Fédération Nationale Solidarité Femmes, Réussir l'égalité femmes-hommes, Le Planning Familial (MFPF), Association Du côté des Femmes, Les Enfants d’Arc en Ciel – l’asso, Centre LGBT Paris-Île-De-France, le Long Yang Club - Paris,

Chercheur-se-s, enseignant-e-s et personnalités
Salle Murielle Maîtresse de conférences en histoire contemporaine (Université Claude Bernard Lyon 1 – ESPE de Lyon), Responsable de la mise en œuvre de l’ABCD de l’Egalité dans l’Académie du Rhône ; Vouillot Françoise Maîtresse de conférences en psychologie de l'orientation, Membre du Haut Conseil à l'Egalité entre les femmes et les hommes, Vidal Catherine neurobiologiste, directrice de recherche à l'Institut Pasteur ; Mercader Patricia Professeur de psychologie sociale, Chargée de mission Egalité Femmes-Hommes, Université Lumière-Lyon 2 ; Favre Cécile Maîtresse de conférences en informatique à l'université Lyon 2. Responsable locale des Masters EGALES et EGALITES ; Zancarini-Fournel Michelle PR émérite histoire des femmes et du genre,universite Lyon1,Comité de rédaction de CLIO FGH ; Mennesson Christine Sociologue, Directrice du laboratoire PRISSMH-SOI, Vice-présidente à l'Egalité Active, Université Paul Sabatier Toulouse III ; Molinier Pascale Professeure de psychologie sociale, Directrice de l'UTRPP Université Paris 13, Sorbonne Paris Cité ; Lapeyre Nathalie Université Toulouse Jean Jaurès MCF sociologie du genre ; Declercq Christelle Vice-presidente Ressources humaines et relations sociales Université de Reims Champagne-Ardenne ; Collet Isabelle Maître d'enseignement et de recherche, Groupe Relations Interculturelles et Formation des Enseignants – Genre et Education (Grife-ge), Université de Genève ; Pezeu Geneviève Formatrice égalité femmes/hommes et citoyenneté, Coordinatrice de recherche ; Gosset Stéphanie doctorante à l'Université de Tours, psychologue sociale ; Ottogalli Cécile historienne du sport, Université de Lyon1 ; Boehringer Sandra historienne, Université de Strasbourg ; LECHENET Annie MCF à l'Université Lyon 1 - ESPE, membre du groupe GEM (Genre Egalité Mixité) de l'ESPE de Lyon, et co-responsable de la recherche ANR "Pratiques genrées et violences entre pairs : les enjeux socio-éducatifs e la mixité au quotidien dans les établissements scolaires" ; Tain Laurence MCF socio Lyon2, Marie Cervetti, Directrice de l'association FIT, une femme, un toit , Membre du Haut Conseil à l'égalité entre les femmes et les hommes, Françoise Brié Porte Parole FNSF, Bastide Karine enseignante, Bertrand Karine professeure de lettres-histoire en lycée professionnel, Blanchard Valérie Enseignante, Dorvaux Karine professeure des écoles , Bourdier-Porhel, Isabelle professeurs d'histoire-geographie, Chignier Marianne enseignante en maternelle dans l'Yonne, Brodziak Sylvie enseigante-chercheure ; Chaperon Sylvie Professeure d’histoire contemporaine du genre, Université de Toulouse Jean Jaures, Morenas Stella Enseignante

Les signatures restent ouvertes, si vous souhaitez ajouter la vôtre, merci de compléter ce formulairehttps://docs.google.com/forms/d/1MoDX3uW2CRBwYbepD-uVmNM9L9lNRNqKXJo6mbO...

mercredi 11 juin 2014

Osez Le Féminisme ! 59 se mobilise pour la marche des fiertés

La parole homophobe s’est libérée dans notre pays, catalysée par la Manif Pour Tous. Les discriminations envers les lesbiennes sont particulièrement virulentes. En général peu médiatisées, ces agressions sont souvent vite oubliées ou invisibilisées. C’est pourquoi nous nous réjouissons de l’initiative du Petit Robert de faire entrer dans son dictionnaire millésime 2015 le mot “lesbophobie” qui permettra de reconnaître et de nommer cette violence pour mieux la combattre. La lesbophobie, c’est la conjugaison du sexisme et de l’homophobie ciblant les lesbiennes, réelles ou supposées. Elle pèse sur l'ensemble des femmes puisque la lesbophobie constitue un rappel à la règle patriarcale qui enjoint aux femmes de se conformer aux stéréotypes de la féminité. Nous espérons que l’initiative du Petit Robert sera suivie par d’autres et que les mots « biphobie » et « transphobie » feront, eux aussi, bientôt leur apparition dans les dictionnaires ; car ce qui n’est pas nommé n’existe pas ! Ainsi les violences à l’égard des personnes bisexuelles et transexuelles sont encore et toujours invisibilisées.
Le dernier rapport de SOS Homophobie sur la lesbophobie en France a noté une nouvelle augmentation des violences lesbophobes (insultes, harcèlement, menaces, agressions verbales ou physiques). Partout dans le monde, des lesbiennes sont violées ou tuées à cause de leur orientation sexuelle. Dans les pays où l’homosexualité est pénalisée, elles risquent la prison. 
En France, malgré l'ouverture du mariage aux couples homosexuels, le renoncement à la PMA a été un aveu flagrant d’un manque de courage politique. Il nous apparaît évident que l'ouverture d’un droit existant à tous les couples ne peut être reporté sans cesse. D’autant plus qu’actuellement, les couples de lesbiennes et les femmes célibataires les plus précaires ont recours à des méthodes artisanales (dites « PMA artisanale ») et s’exposent ainsi à des risques pour leur propre santé et potentiellement celle de l’enfant à venir. Bénéficier des technologies et progrès médicaux ne devrait pas être conditionné par l’orientation sexuelle ou le statut conjugal. Par ailleurs, cette inégalité d’accès renforce les inégalités sociales entre les femmes qui ont les moyens et celles qui ne les ont pas. Ainsi revendiquer la PMA pour TOUTES constitue bien un enjeu pour l’égalité, l’émancipation et l’autonomie des femmes.
Nous demandons également, une réforme de la filiation afin que toutes les familles soient protégées de manière identique, ainsi que l’application de la loi (sans discrimination et sur l’ensemble du territoire) concernant l’adoption par des couples mariés de même sexe.
Osez Le Féminisme ! 59 s’alarme de la montée des extrémismes qui mettent en péril l’idéal d’égalité républicaine. Nous nous alarmons d’autant plus quand cette vision sociétale est mise en péril par les résultats électoraux dramatiques au profit d’un parti régressif en matière de droits des femmes et des lesbiennes, gays, bisexuel-le-s et trans. Il est crucial d’être le plus grand nombre possible dans la rue ce 7 juin 2014 pour défendre nos valeurs, nos droits, notre futur, et donner la plus belle réponse qui soit aux partis du renfermement et de l’intolérance.

mardi 6 mai 2014

Un 1er mai féministe dans le Nord – Pas-de-Calais

Ce jeudi 1er mai, Osez le féminisme ! 59 a participé à trois évènements dans la région :
  • la traditionnelle manifestation de la fête du travail à Lille
  • le salon du livre de la critique sociale et de l'expression populaire à Arras
  • la fête de la soupe à Lille

 

Encore dans la rue !

Osez le féminisme ! 59 s’est mobilisé ce 1er mai, tout comme les années précédentes, pour cette journée de lutte et de mobilisation des travailleurs et travailleuses. L’occasion pour nous, féministes, de rappeler que dans notre pays (comme dans beaucoup d’autres), les inégalités professionnelles persistent.
Si, en France, depuis plus de 40 ans, le principe de l’égalité de rémunération entre les femmes et les hommes est inscrit dans le droit (loi du 22 décembre 1972), dans les faits, la réalité est tout autre. En effet, les femmes gagnent en moyenne 27 % de moins que les hommes. Cet écart s’explique par le fait que celles-ci sont souvent orientées vers des métiers peu valorisés (donc peu rémunérateurs), qu’elles ont peu accès aux postes à responsabilité et qu’elles représentent 80% des salarié-e-s à temps partiel (essentiellement subi). De plus, à compétences et qualifications égales, la différence de salaire qui subsiste est de 9% : cet écart « inexpliqué » est bien l'expression d'une discrimination pure et simple. Ce constat nous rappelle que la loi, si elle participe au progrès, ne le produit pas automatiquement !



Cette manifestation a également été, pour nous, l’occasion de rappeler :

- que les femmes sont les plus touchées par la crise économique. (70% des travailleur-se-s pauvres et 57% des bénéficiaires du RSA. 45% des chômeu-r-se-s "sans droits" sont des femmes seules ou des mères isolées) ;

- que les secteurs largement féminisés sont dévalorisés, précarisés, sous payés. Ceci s'explique par un processus de division sexuée du travail. Selon Danièle Kergoat, « la division sexuelle du travail a pour caractéristiques l’assignation prioritaire des hommes à la sphère productive et des femmes à la sphère reproductive ainsi que, simultanément, la captation par les hommes des fonctions à forte valeur sociale ajoutée (politiques, religieuses, militaires, etc.). Cette forme de division sociale a deux principes organisateurs : le principe de séparation (il y a des travaux d’hommes et des travaux de femmes) ; le principe hiérarchique (un travail d’homme « vaut » plus qu’un travail de femme). »(1). Cette division sexuelle du travail n’est pas une donnée immuable, ni une donnée naturelle, mais une construction sociale en défaveur des femmes.

Que ces revendications puissent avoir été entendues et comprises par le plus grand nombre lors et au-delà de cette manifestation du 1er mai.

1 – Danièle Kergoat, Les rapport sociaux de sexe, 2010, PUF collection Actuel Marx, p60-70


Dans le monde du livre aussi, osez le féminisme !

Le 1er mai de chaque année, à Arras, a lieu le salon du livre de l'expression populaire et de la critique sociale organisé par l'association Colères du Présent. Ce salon du livre militant accueille un forum social en plus des stands d'éditeurs et éditrices et d'auteurs et autrices, des conférences et des spectacles. Pour la première fois, nous y avons participé.
C'était une occasion de rappeler qu'en matière d'égalité femmes-hommes et de reconnaissance des femmes autrices, le monde du livre a de gros efforts à fournir …


Les autrices sont peu éditées. Les grandes maisons d'édition sont encore loin de promouvoir les écritures féminines. Par exemple, chez Seuil, ce sont 70% des ouvrages de littérature française publiés qui sont écrits par des hommes, chez Grasset 72 % et chez Gallimard, on atteint 80% ! Et en ce qui concerne les métiers de l'édition, ce secteur largement féminisé connaît bien les inégalités salariales et le plafond de verre !(2)  

Heureusement, nous avons croisé quelques maisons d'édition qui publient de superbes livres féministes à Arras !

Allez voir du côté :
Dans les bons élèves de la publication d'autrices notons que la maison d'édition locale La Contre Allée www.lacontreallee.com édite 15 femmes sur 36 auteurs : encore 3 autrices et on arrive à l'égalité !

Sur le stand Osez le féminisme ! 59, nous avons rencontré beaucoup de personnes osant braver la pluie ! Nos slips « guili guili » en ont fait rire plus d'un-e ! (et d'ailleurs, on vous invite à aller faire un tour sur le site ww.osezleclito.fr)

Cliquez pour voir l'album


Certain-e-s ont pris le temps de la discussion avec nous sur les sujets de l'égalité professionnelle, des retraites, de la prostitution ou encore du genre. De chouettes rencontres !

2 – Livrehebdo : « L’égalité hommes-femmes reste à améliorer dans l’édition » par Hervé Hugueny le 18-10-2013 http://www.livreshebdo.fr/article/legalite-hommes-femmes-reste-ameliorer-dans-ledition


Les féministes remettent le tablier !

 
https://plus.google.com/u/0/photos/108495541305308596014/albums/6010239189478184305/6010239193431721842?pid=6010239193431721842&oid=108495541305308596014
Cliquez pour voir l'album

Décidément les féministes sont là où vous ne les attendiez pas !
Une soupe pour raviver le combat, un velouté pour envoyer des idées : c'est le parti-pris de notre première participation à la fête internationale de la soupe, « La Louche d'or », organisée par l'association Attacafa (attacafa.com) dans le quartier de Wazemmes, tous les 1er mai à partir de 15h.


Une soupe, oui, mais pas n'importe laquelle : retroussant nos manches, à l'image de l'affiche We can do it ! (3) nous avons rempli les bols de « CassMacho », le gaspacho féministe. Parce que oui, nous pensons que le féminisme est la seule recette contre la domination masculine.

Cette soupe nous l'avons voulue généreuse et engagée, pour partager ensemble un moment convivial et drôle, après la manifestation du matin et avant nos prochaines réunions thématiques. Avec plus de 20 litres de soupe distribués (malgré l'averse !) et quelques mots (qui en disent souvent long) échangés avec nos goûteuses et goûteurs, le pari est tenu.


Une soupe hier, des militant-e-s pour demain ? S'il vous reste des machos à mixer, si vous en avez ras-le-bol des violences et du harcèlement, si vous avez envie de participer à nos actions pour transformer la société patriarcale, que vous soyez une femme ou un homme, rejoignez-nous !

3 – L'histoire de « We can do it ! » et « Rosie the riveter », http://olf59.blogspot.fr/2013/11/we-can-do-it-et-rosie-riveter.html

lundi 7 avril 2014

Retour sur la journée internationale des femmes

La Journée internationale des femmes est issue de l'histoire des luttes féministes menées sur les continents européen et américain. En 1910 à Copenhague, l'Internationale socialiste adopte l'idée d'une « Journée internationale des femmes » sur une proposition de Clara Zetkin (Parti social-démocrate d'Allemagne) sans qu’une date ne soit fixée. Le 8 Mars 1921, Lénine décide d’une Journée internationale des femmes, dont il fixe la date, le 8 mars, en souvenir des femmes qui manifestèrent les premières le 8 mars 1917, à Petrograd, lors du déclenchement de la révolution russe. Au cours de l’Année internationale de la femme, en 1975, l’ONU célèbre pour la première fois, le 8 mars, la Journée internationale de la femme. Deux ans plus tard, en décembre 1977, l’Assemblée générale des Nations Unies adopte une résolution proclamant la « Journée des Nations Unies pour les droits des femmes et la paix internationale », le 8 mars.

Chaque année, les associations féministes profitent de cette journée pour rappeler les inégalités subies par les femmes encore aujourd’hui. Cette année à Lille, après plusieurs mois de préparation, le Collectif 8 mars (un ensemble d’associations féministes ou engagées pour la cause des femmes) a fait de cette journée un événement militant fort et festif. Osez le féminisme ! 59 qui a joué un rôle majeur dans l’organisation vous fait un retour sur cette journée.

La journée a commencé par une marche engagée à laquelle se sont joints syndicats et partis politiques. Parties de la place de l’Opéra pour rejoindre la gare Saint-Sauveur, nous étions 400 personnes, femmes et hommes, rassemblées derrière la banderole « Journée Internationale des femmes – Collectif 8 mars », scandant des slogans tels que « Des centres IVG, pas d’aiguilles à tricoter ! » ou encore « Même travail, même salaire ! ».

Cette marche a été suivie d’un forum des associations auquel Osez le féminisme ! 59 a participé. La tenue de ce stand nous a permis de rencontrer de nouvelles personnes, de présenter notre association ainsi que nos dernières actions.

L’ensemble de cette journée (qui a duré jusqu’à minuit) a été ponctuée de divers spectacles, mettant à l'honneur la créativité et l'engagement des femmes de la région. Expositions, improvisations, théâtre, lecture, conte, slam et concert pour clore cette édition 2014 en beauté !

Attribuer une journée sur 365 à la défense de la cause des femmes peut paraître insignifiant et il est clair que notre action ne se limite pas à cette journée. Cependant, ce rendez-vous annuel a le mérite de mobiliser des féministes de tous bords et le Collectif 8 mars à Lille en est un bel exemple. Travailler conjointement avec plusieurs associations nous a permis de donner plus d’ampleur à cet évènement et d’assurer une meilleure diffusion de nos messages et revendications. Bref, ce 8 mars a été une magnifique journée !

Merci à tou-te-s les militant-e-s et tous les sympathisant-e-s qui nous ont accompagné-e-s ou rencontré-e-s ce 8 mars 2014 ! Et rendez-vous pour une nouvelle édition en 2015 !

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vendredi 21 mars 2014

Stop aux agressions LGBT-phobes

Osez le féminisme 59 ! s’est mobilisée ce samedi 15 mars, à l’appel d’associations LGBT et de lutte contre les discriminations, pour la manifestation de soutien aux victimes des agressions homophobes et lesbophobes qui ont eu lieu la semaine dernière dans la région.

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En effet, le 3 mars, un couple d’étudiants gay s’est fait agresser dans le métro lillois ; le 6 mars, c’est une jeune femme, parce qu’elle est lesbienne, qui se fait insulter et frapper en regagnant sa voiture dans le quartier du Vieux-Lille. Et enfin, c’est lors d’une prise de parole au départ de la manifestation que nous apprenons qu’une troisième agression, à nouveau à caractère lesbophobe, a eu lieu le matin même dans le métro à Tourcoing.

En tête du cortège, on pouvait lire sur une banderole « Agressions, crimes homophobes et transphobes : Assez ! Assez ! Agissons ».

Au vu de la recrudescence des agressions LGBT-phobes un peu partout en France et dans le monde, à l’heure où SOS homophobie dévoile ses premiers résultats d’enquête 2014 sur la lesbophobie, qui révèlent entre autres que 59 % des 7126 répondantes ont été victimes de lesbophobie au cours des deux dernières années et que 18 % ne manifestent jamais d’affection à leur partenaire en public…, nous aussi, féministes, nous avons envie de crier haut et fort : ASSEZ ! ASSEZ ! AGISSONS.


Revue de presse :



lundi 3 février 2014

Bilan du rassemblement pour le droit à l’avortement du samedi 1er février

Samedi 1er février, une mobilisation européenne de soutien aux femmes espagnoles a eu lieu. A Lille, Osez le Féminisme ! 59, le planning Familial NPdC, le CRSH, la LGP Lille, Femmes Solidaires Nord, Chez Violette, APGL Grand Nord, les Flamands Roses et la CFDT NPDC  se sont mobilisés dès 14h, place Richebé. Au total, nous étions plus de 200 participant-e-s pour soutenir les femmes espagnoles mais aussi rappeler que le droit à l’avortement en France ne doit pas être remis en cause.


Ce rendez-vous a été l’occasion de redonner du sens aux débats actuels par :   
  • la lecture de témoignages de femmes ayant vécu un avortement avant et après la loi Veil en France. Un point commun entre toutes ces histoires : un avortement est toujours un choix difficile à faire car non, l’avortement de confort n’existe pas.
Ce temps a été un véritable moment de partage et d'émotion également, grâce notamment à la prise de parole spontanée d'une femme venue nous raconter son histoire.




  • la dénonciation des méthodes pratiquées lorsque l’avortement devient clandestin avec un tas de cintres symbolique auquel chacun-e a pu participer. Beaucoup de personnes ont été interpellées par ces cintres et n’avaient pas conscience de ces méthodes. Quand l’avortement devient clandestin, il ne disparaît pas mais il est alors pratiqué dans des conditions mettant en péril la vie de ces femmes.


Nous avons aussi pu rappeler que :
  • 40% des femmes en France ont recours au moins une fois dans leur vie à une IVG
  • 47 000 femmes dans le monde meurent chaque année des suites d’un avortement clandestin
  • 5 millions de femmes dans le monde sont hospitalisées chaque année suite à un avortement
  • 60% de la population mondiale vit dans un pays interdisant l’IVG ou le restreignant fortement

Refuser le droit d’avorter aux femmes, c’est mettre leur vie en danger !
Aujourd’hui, nous continuons donc à nous battre pour que le projet de loi espagnol ne passe pas. En remettant en cause le droit à l’avortement, le gouvernement conservateur de Mariano Rajoy met en danger la vie de millions de femmes. Les plus aisées d’entre elles iront se faire avorter à l’étranger tandis que les autres se tourneront vers des moyens plus ancestraux (cintres, aiguilles à tricoter, eau de javel injectée dans l’utérus, etc.). Nous sommes scandalisé-e-s par ce possible recul du droit des femmes espagnoles.
En France,  nous restons aussi vigilant-e-s au vu des réactions des partis de droite et d’extrême droite. Dans le cadre du projet de loi sur l’égalité femmes-hommes, une dizaine de députés UMP ont été jusqu’à déposer un amendement au projet de loi visant au déremboursement total de l’avortement. Nous le rappelons, l’avortement est un droit fondamental des femmes auquel chacune doit avoir accès, sans justification ni condition de ressources.
Le droit de disposer de son corps n’est pas négociable, il doit être sanctuarisé à l’échelle européenne !